Les participants sont épaulés par des biologistes qui ont à coeur de leur faire découvrir la biodiversité et les pratiques scientifiques.

1 — Collecter des arthropodes

Des pièges à arthropodes sont installés dans différents quartiers de Genève. Les participants sont chargés de les relever et d'explorer les environs pour collecter davantage d'espèces, par exemple à l'aide de filets ou d'aspirinsectes. Les arthropodes sont conservés dans de l'éthanol, qui a la propriété de préserver le matériel génétique à température ambiante.

2 – Sélectionner les spécimens à étudier

Les participants choisissent les spécimens qui seront étudiés plus en détails par les scientifiques. L'objectif de CodeMyBug étant d'inventorier le plus d'espèces possibles par quartier, il est important de limiter les doublons. Pour cela, une liste photographique des espèces déjà inventoriées est en ligne sur la plateforme CodeMyBug .

3 – Déterminer les codes-barres génétiques

Chaque spécimen est placé dans un tube numéroté et transmis au laboratoire, accompagné des coordonnées du participant. Les analyses consistent à extraire l'ADN des arthropodes et à séquencer la partie du génome utilisée pour caractériser chaque espèce : le code-barres génétique.

4 – Identifier les spécimens

Chaque code-barres est comparé à une base de donnée de référence, qui permet le plus souvent de l'attribuer à une espèce. Lorsque cette recherche n'est pas concluante, l'intervention d'un spécialiste de l'identification morphologique est nécessaire.

5 – Observer et rassembler des informations

Les participants se rendent au Bioscope et découvrent l'identité des arthropodes. Ils les observent à la loupe binoculaire et prennent des photographies macro. Ils rassemblent aussi des informations à leur sujet en consultant des ouvrages spécialisés ou en effectuant des recherches sur internet.

6 – Publier les données

Les participants remplissent ensuite une fiche d'information pour chaque spécimen collecté. Les données sont  publiées sur la plateforme CodeMyBug et transmises par la même occasion à Faune Genève et au Centre suisse de cartographie de la faune. Chaque collecte vient enrichir la base de donnée de référence des codes-barres génétiques.

7 – Conserver les spécimens

Les spécimens sont conservés dans les collections d'un muséum pour des dizaines, voire des centaines d'années. Cela permet de pouvoir revenir en tout temps sur une observation et de rendre les spécimens accessibles à des scientifiques du monde entier.  Il en est de même de leur matériel génétique, qui est stocké dans une banque ADN.